AZIZ MBENGUE – PRESIDENT ASC MANKOO: «Pas de reprise à Diamniadio sans notre équipe»

Au gré des évocations et appels, le quart de finale à Diamniadio (Odcav de Rufisque) entre Mankoo et Dougar Peulh aura connu différents vainqueurs. Le dernier en lieu étant Dougar Peulh au sortir de la seconde séance de la Cqrp départementale sur la même affaire, samedi écoulé. Un dénouement refusé avec la dernière énergie par Mankoo et son président Aziz Mbengue.

Jourdesport.sn: Revenez sur les différents épisodes de cette affaire aux contours biscornus et difficiles à comprendre…

Aziz Mbengue: Sur le terrain, mon Asc de Mankoo avait dominé en quart de finale son homologue de Dougar Peulh sur le score de 3 buts à 1. C’était le 21 octobre dernier. Dans la foulée, l’adversaire avait déposé une évocation victorieuse au sein de la Cqrp zonale. Ceci portait sur un supposé cas de fraude sur identité. Décision que nous avons contestée en faisant appel au sein de l’Odcav de Rufisque. L’instance départementale a infirmé le verdict rendu en première instance par la zone 9 de Diamniadio. En donnant donc victoire de nouveau à Mankoo. En principe, l’affaire devait être bouclée à partir de ce moment. Mais à notre grande surprise, cette même Cqrp départementale s’est réunie de nouveau, sur injonction des instances supérieures, pour donner victoire par pénalité cette fois-ci à Dougar Peulh. Ce retournement de situation découle d’une lettre transmise par Dougar Peulh aux instances supérieures et dont nous ignorons le contenu. Voila le film des évènements de façon ramassée et explicite.

Et pour l’anecdote, dans la foulée, de la décision rendue en première instance par la Cqrp de l’Odcav de Rufisque, Mankoo était prête pour disputer la demi-finale devant Poutou. Et ce n’est qu’à quelques heures seulement de la tenue de ce match, qu’un coup de fil nous est parvenu pour informer de la déprogrammation de cette demi-finale. Et sans la moindre notification administrative. Du jamais vu. Surtout que toutes les dépenses inhérentes à cette demi-finale Mankoo- Poutou avaient été déjà effectuées de notre côté.

Maintenant que comptez-vous faire pour espérer être rétabli dans vos droits ?

D’entrée, sachez que la reprise des navétanes à Diamniadio ne se fera pas sans Mankoo. Ceci sans basculer aucunement dans la violence ou dans le spectre des menaces. Nous sommes uniquement engagés dans une bataille légale et juridique pour rentrer de nouveau dans nos droits. Nous continuerons de protester vigoureusement cette décision rendue de nouveau par l’Odcav de Rufisque. Ce qui ne s’est jamais passé ici au Sénégal, à ma connaissance. Nous ne nous laisserons pas faire. Et dans cette optique, des correspondances vont être adressées à qui de droit. L’Oncav d’abord avec ampliation à l’Orcav de Dakar et à l’Odcav de Rufisque tout comme la zone 9 de Diamniadio. Il en est de même pour les autres instances décisionnelles du pays et qui gravitent surtout autour du National Pop.

Et paradoxe pour paradoxe, entre la décision rendue en première instance par la Cqrp de l’Odcav de Rufisque et celle émise pour la deuxième fois par la même structure sur Mankoo-Dougar Peulh, les signatures ne sont pas identiques. Alors que la personne sensée signer ces fameux Pv est là sur place. C’est vraiment une bizarrerie qui laisse perplexe et dubitatif. De toute les façons, Mankoo est prêt pour aller jusqu’au bout de cette bataille juridique et administrative pour être rétabli dans ses droits. Les plus légitimes et les plus absolus, du reste. Tout ceci en restant républicains et respectueux des textes édictés par les instances du National Pop.

Recueillis par Souleymane SECK (jourdesport.sn)

Précision…

UN ANCIEN MEMBRE CQRP DE RUFSIQUE

«C’est du jamais vu dans les navétanes»

«J’ai longtemps exercé dans les arcanes de la Cqrp du National Pop, mais un cas semblable à celui de Mankoo-Dougar Peulh relève vraiment de l’extraordinaire. Je devrais même dire que c’est pratiquement du jamais vu. Un appel dans un cas donné, à partir du moment où il a été vidé, on ne peut plus revenir sur la décision. Fussent-elles des erreurs d’appréciation aient été constatées après verdict. Par le passé, j’ai eu des pressions allant dans ce sens de la part de mes supérieurs hiérarchiques, mais je n’ai jamais cédé face à ces poussées. C’est vrai qu’après avoir vidé un cas, on peut se rendre par la suite s’être trompé dans la démarche prise. Mais une fois la décision prise, aucune volteface n’est plus possible. Même dans les cas exceptionnels, j’ai toujours refusé de me dédire pour rectifier une erreur commise dans le règlement d’un cas. Celui de Diamniadio relève de l’extraordinaire. Et même dans les textes, il n’est nullement mentionné cela. A moins que cela ne soit une nouvelle réglementation. Et cela m’étonnerait que ce soit le cas.»

Par S. SECK (jourdesport.sn)