HAMIDOU SOW :  «Je veux être le 2e pongiste sénégalais qualifié aux Jo »

Le tennis de table sénégalais est en total lambeau. Mais il y a un pongiste sénégalais qui n’est pas ébranlé par la situation. Il s’agit de Hamidou Sow basé à Düsseldorf depuis fin janvier 2018. Il s’est confié à notre confrère Ibrahima Guèye, basé en Allemagne.

Pouvez-vous vous présentez ?

Je m’appelle Hamidou Sow né  le 18 septembre 1994 à Paris. Mes parents sont originaires du Sénégal. Je joue pour l’équipe nationale de tennis de table du Sénégal depuis 2011. Depuis une année je suis basé à Jena à l’Est de l’Allemagne..  Ce n’était pas évident parce que je ne connaissais pas grand monde. Mais avec le temps je me suis bien intégré.

En mai 2017 en marge du championnat du monde individuel de tennis de table, répondant à un confrère allemand ; vous qui êtes né en France, avez spontanément manifesté votre penchant pour les couleurs sénégalaises. Pourquoi ?

Parce que le Sénégal c’est le choix du cœur. Tout petit déjà, quand il y avait la coupe du monde de football en 2002, j’avais vraiment vibré pour le Sénégal. Et je me rappelle, quand ils ont perdu contre la Turquie (en quart de finale), j’avais même pleuré. Et à cet âge-là, je m’étais dit, quel que soit le sport que je ferai, parce je n’avais pas encore commencé le tennis de table, j’aimerais faire des compétitions majeures sous les couleurs du Sénégal.

Quels sont les tournois auxquels vous aimerez participer en 2018.

Mon plus grand objectif est le championnat d’Afrique de l’île Maurice au mois de novembre 2018. Ensuite j’aimerais bien faire des Opens. Il y a la Corée du Nord qui va avoir lieu en juin. Il y a l’Open de la Croatie en avril, le Nigéria en août et la Belgique octobre.

Depuis Mohamed Gueye en 2004 à Athènes, aucun pongiste  sénégalais n’a pas pris part à des JO ? Qu’est-ce qui  vous manque ?

Plus de compétitions africaines dans le sens où c’est au niveau des compétitions africaines qu’on gagne des points au classement pour pouvoir aller aux jeux olympiques et aux grandes compétitions. Il faut aussi avoir une bonne structure d’entrainement et un peu de moyens.

Vous travaillez avec un entraineur allemand. Comptez-vous le garder jusqu’aux Jo de 2020 à Tokyo qui restent votre objectif?

J’aimerais bien. On a noué des liens depuis l’an dernier. On était ensemble à Jena. C’est lui qui m’a suivi aux championnats du monde de mai 2017 à Düsseldorf. Il est très motivé, mon projet l’intéresse J’aimerais qu’il m’accompagne dans ce défi d’être le 2e pongiste sénégalais qualifié aux Jo .

Etes-vous prêt pour les  championnats du monde qui vont se dérouler en mai 2018 en Suède ?

Le Sénégal n’est pas engagé, malheureusement. Le tennis de table ne figure pas dans l’arbitrage budgétaire. C’est tout ce que je sais de ce dossier.

Quel est le niveau sénégalais en Afrique ?

Plutôt dans les 5 et 10 premiers.  L’Egypte est la meilleure nation africaine. Après il y a le Nigéria et les pays du Maghreb. Le Congo Brazzaville et le Togo ont une bonne équipe aussi.

Vous vous entrainez avec  Borussia Düsseldorf l’équipe de tennis de table par excellence en Allemagne et peut-être même en Europe. Comment ça passe ?

Le championnat allemand c’est le meilleur d’Europe et du monde après la ligue chinoise parce que les Chinois sont vraiment à un niveau supérieur dans le monde. Le cadre est idéal. Il me permet de fréquenter d’autres nationalités. Présentement, je m’entraine avec les Ecossais qui préparent les Jeux du Commonwealth qui débutent dans un mois en Australie (Ndlr : l’entretien a été réalisé en début mars). Cela se passe très bien.  Je les avais déjà rencontrés pendant des compétitions individuelles en Europe notamment à l’Open de Finlande, il y a deux mois, à l’Open du Luxembourg l’an dernier et même au championnat du monde de mai 2017.

A part Timo Boll élément de Düsseldorf depuis 2007 et qui est actuellement le meilleur joueur du monde quels sont les autres joueurs internationaux connus qui jouent au Borussia Düsseldorf ?

Il y a quasiment toute l’équipe nationale allemande. Il y a aussi Dimitrij Ovtcharov  qui est numéro trois mondial et qui était le mois d’avant numéro un mondial aussi. Et dans l’équipe première de Düsseldorf, il y a les meilleurs suédois : Anton Källberg et Kristian Karlsson. Mais moi, je m’entraine plutôt avec l’équipe nationale junior.