KUNG-FU – RETOUR DES MONDIAUX 2017: Les «Lions» entre fascination et ressentiment!

Avec des rangs de quart de finalistes, les deux «Lions» du kung-fu wu shu déplacés aux 14es Championnats du monde n’ont guère été ridicules. C’était du 29 septembre au 3 octobre dernier dans la ville russe de Kazan.

Tout au contraire, Moussa Fall (75 kg) et Mariétou Diallo (60 kg) ont été sortis difficilement au stade des quarts de finale. Alors qu’une place en demi-finales était à leur portée si toutes les conditions pour réussir une grande compétition étaient réunies d’avance. Du coup, les «Lions» du kung-fu oscillent logiquement entre fascination et ressentiment au retour de cette escapade russe.

Le discours du coach national, Me Made Khadim Guéye, en constitue une parfaite illustration. Il argumente: «Nous sommes satisfaits de cette participation aux Championnats du monde. Car dans une compétition, il n’y a jamais de perdants. Soit on gagne un trophée soit on gagne en expérience. Lors des Championnats d’Afrique du mois écoulé au Bénin, le Sénégal avait remporté des médailles d’or, là aux Mondiaux russes, nous sommes revenus avec de l’expérience.»

Et de poursuivre pour déplorer les conditions de préparations ayant amoindri les chances de sacre sénégalais à Kazan. «Je lance solennellement un appel aux autorités étatiques pour nos conditions de préparation de compétition dans l’avenir. Car il y a différents aspects dans chaque préparation. Nous, athlètes, ne pouvons gérer que le côté technique. Le reste étant du ressort des autorités. Figurez vous que nous sommes arrivés à Kazan, la veille même du début du tournoi. Avec toutes les tracasseries qui vont avec. Problèmes d’acclimatation, de gestion de poids des athlètes et de santé avec la grippe occasionnée par la température fraîche ambiante. Autant d’aléas qui ont inhibé le talent de mes athlètes.»

Dans le même sillage, le Dtn Me Ousmane Ngom, s’est également exprimé. Entre satisfactions et regrets toujours. Me Ngom informe: «Une soixantaine de nations avait pris à ces Mondiaux russes. Avec des athlètes de haute qualité au point même que dépasser une étape devenait un exploit. Et cela a été réussi par nos deux athlètes en lice dont c’était également leur toute première participation à un tel tournoi. Et tout ceci malgré un environnement d’avant et de compétition peu adapté. Félicitations donc au coach national Me Made Guéye et aux maîtres de salle qui ont formé Mariétou Diallo et Moussa Fall. Tout ceci veut dire que le Sénégal peut disposer d’une équipe susceptible d’être sacrée championne dans le futur. Du coup, dans deux ans, il nous faudra une meilleure approche dans la préparation des Mondiaux. Quitte même à avoir un stage de 3 à 6 mois en Chine.»

Après ces Mondiaux de Russie où les Iraniens et Chinois se sont les plus distingués, les acteurs du kung-fu sénégalais vont s’appesantir sur les compétitions domestiques afin de boucler 2017 en beauté. Il s’agit des championnats nationaux de «taolus» (démonstrations techniques) au courant du mois de décembre à venir et de la Coupe de la Ligue de Dakar prévue le 14 octobre prochain. Comme quoi pour développer un peu plus le kung-fu sénégalais, aucun répit n’est permis. N’est ce pas Dtn Me Ousmane Ngom!!!

Souleymane SECK (jourdesport.sn)

Me Sala Dior Mbaye, le sifflet noir en bandoulière

De toute l’Afrique subsaharienne, notre compatriote Me Sala Dior Mbaye était le seul juge à officier aux 14es Championnats du monde disputés du 29 septembre au 3 octobre dernier en Russie. Une première plus que réussie pour le président de la Fédération sénégalaise de kung-fu wu shu (Fskws).

En compagnie du Dtn Me Ousmane Ngom, Me Sala Dior Mbaye est l’autre juge mondial de kung-fu wu shu au Sénégal. Le premier non retenu pour les récents Mondiaux russes, il appartenait donc au second de faire valoriser son diplôme international obtenu l’année dernière. Avec les résultats plus que probants que l’ons sait pour Me Sala Dior Mbaye.

Ce dernier révèle son expérience: «Il n’est jamais facile d’officier comme juge à une telle compétition. Surtout lors que l’on est néophyte. Je me suis concentré et j’ai appliqué le règlement comme il se doit. Je m’en suis bien sorti et j’espère officier de nouveau comme juge dans le futur. Et j’ai reçu les bonnes notes de mes supérieurs hiérarchiques à Kazan.»

Ce bon comportement de Me Sala Dior Mbaye aux Mondiaux russes va profiter au Sénégal. En effet, notre pays pourra bénéficier sous peu de stages de coaching à l’étranger en sus de matériel high tech à attendre de la Fédération internationale de kung wu shu. Bonne pioche donc au président et arbitre international Me Sala Dior Mbaye qui a su porter son sifflet noir en bandoulière en terre russe!

S. SECK (jourdesport.sn)