ESCROQUERIE : Boniface Ndong perd un panier de 18 millions f CFA

Le promoteur Abdoul Aziz Samb a comparu devant le Tribunal correctionnel pour escroquerie. Il est poursuivi pour ce chef par Boniface Ndong qui lui reprochait de l’avoir escroqué 18 millions F Cfa. La décision sera rendue le 20 avril.

L’ancien basketteur Boniface Ndong s’est fait gruger 18 millions F Cfa. L’ex-pensionnaire du Fc Barcelone voulait un toit dans la capitale. C’est ainsi que Abdoul Aziz Samb s’est rapproché de lui pour lui proposer la maison du sieur Lucien Blé, située à Sacré-Cœur. Le prévenu qui comparaissait pour escroquerie lui a dit que ladite maison coûte 85 millions de francs, mais s’il verse 103 millions de francs, le propriétaire se chargera de tous les frais y afférents jusqu’à ce que la maison lui revienne. Pourvu qu’il entre en possession de sa maison, Boniface a remis l’intégralité du montant réclamé par le promoteur immobilier. Seulement, le prévenu ne s’est pas arrêté en si mauvais chemin. 
Puisque c’est à Lucien Blé que l’ancien basketteur a versé l’intégralité, le prévenu a dit à ce dernier que la maison est vendue à 85 millions et que les 18 millions sont destinés à la sœur de Boniface Ndong. Ainsi, il lui a demandé de lui verser le surplus en plus de sa commission sur le prix de vente de la maison, c’est-à-dire les 85 millions de francs. Mais cela ne va pas lui profiter, car l’argent étant versé, Boniface n’est jamais entré en possession de la maison. La raison est que le propriétaire a refusé de se présenter devant le notaire pour parfaire la vente. Ce qui permet à l’ancien pivot des Lions de découvrir le pot aux roses. Ainsi, il a rappelé à M. Blé lui avoir versé 18 millions de francs en plus du montant réclamé pour les frais y afférents. C’est pourquoi ce dernier qui s’est rendu compte qu’il a été berné par son courtier a refusé de parfaire la vente. Interpellée aussi dans cette affaire, la sœur de Boniface dit qu’elle n’est jamais entrée en relation avec le sieur Abdoul Aziz Samb. Devant le juge, le prévenu a nié les faits, prétextant que Lucien Blé lui avait dit de vendre la maison à 85 millions de francs. Mais s’il pouvait trouver mieux, le surplus lui reviendrait en plus de sa commission sur le prix initial. Selon toujours M. Samb, c’est d‘un commun accord que les parties se sont convenues du prix de 103 millions F Cfa. D’ailleurs, précise-t-il, c’est à Lucien que le basketteur a versé l’intégrité de la somme avant que ce dernier ne lui remette sa commission et les 18 millions. Ce n’est pas l’avis de Me Mbaye Sène qui pense que les faits de l’espèce sont établis. Il a réclamé le montant du préjudice en guise de dommages et intérêts. Le Parquet a requis l’application de la loi. 
  
L’avocat de la défense, Me Sakho, s’étonne quant à lui de la constitution de partie civile de Boniface Ndong. Selon lui, il n’a pas qualité de le poursuivre pour escroquerie. Mieux, l’avocat pense aussi que même Lucien ne peut pas poursuivre son client, car l’affaire repose sur la base d’un contrat. «Et la seule chose que le prévenu a faite, c’est de trouver un acquéreur. Estimant que c’est une procédure abusive et vexatoire dans le but de forger une mauvaise réputation», estime-t-il. Il a plaidé une demande reconventionnelle en réclamant 10 millions de francs. La décision sera rendue le 20 avril. 
Le Quotidien