TANG XOL : Entraîneur ak joueur, kan mooy traitre

XWaaw lii moom jaxal u leen… Entre l’entraîneur et le joueur, le masque du traître change souvent de camp selon la situation. Leek leek ñu mel mburu ak soow. Un entraineur, discute et échange beaucoup avec le joueur tant que celui ci est susceptible de régler son problème sur le terrain. Il ferme les yeux sur ses défauts, le défend devant la presse et lui pardonne ses écarts de conduite. Mais une fois qu’il est vidé, mu fasal ko kanam, diko nuyoo catu baraam. Teretar ba ngook.

Parfois le joueur parle du coach comme il s’adressait à son père. Il le respecte et le défend devant les journalistes, tant qu’il fait partie du onze. Son système de jeu est toujours bon. Mais une fois sur le banc on change de stratégie. On boude pendant les séances, on se réserve en entrant en cours de jeu. On jubile en faisant des gestes du genre afeer bi man la, à chaque fois qu’on marque.

Rax ci doli, le joueur file parfois des informations à la presse sous l’anonymat, dénonce des faiblesses du coach et se précipite à faire des sorties calomnieuses, une fois celui-ci débarqué. Le cas échéant, c’est le joueur qui enfile le masque du «traitre». Mo tax daal, kusi nek sa interé ngay xool. Au public d’être vigilant.

Khalifa Ababacar GUEYE